Montag, 25. November 2013
Sonntag, 24. November 2013
Ready for Protest
WE ARE READY FOR PROTEST! KOMMT ZAHLREICH! VENEZ NOMBREUX!
MORGEN MONTAG, 25.11.13, 13:30 UHR, BUNDESHAUSTERRASSE
DEMAIN, LUNDI, 25.11.13, 13.30 HEURES, TERRASSE DU PARLAMENT DE LA CONFÉDERATION
Vos/eure CHARTA 2016
Protestschilder Anastasia Katsidis
MORGEN MONTAG, 25.11.13, 13:30 UHR, BUNDESHAUSTERRASSE
DEMAIN, LUNDI, 25.11.13, 13.30 HEURES, TERRASSE DU PARLAMENT DE LA CONFÉDERATION
Vos/eure CHARTA 2016
Protestschilder Anastasia Katsidis
Dienstag, 19. November 2013
Petition einreichen / Déposer Petition
Liebe Alle, Cher tous,
Charta 2016 bewegt! Im Verlauf des Sommers sind dank eures Engagements über 2300 Unterschriften für die Petition ?Hundert Räume geben mehr Licht als ein Leuchtturm“ zusammengekommen. Das ist angesichts der zur Verfügung stehenden Ressourcen ein toller Erfolg!
Charta 2016 bouge! Durant l’été, et grâce à votre engagement, nous avons récolté plus de 2300 signatures pour la pétition «Cent espaces d’art éclairent mieux qu’un phare». Vu les ressources qui étaient à disposition, c’est un succès.
Le lundi 25 novembre 2013, à 14 heures, nous allons soumettre la pétition au secrétariat du parlement fédéral. Meeting-Point à 13.30 heures à la terrasse du Parlement de la Confédération. Vous êtes chaleureusement invité à vous joindre à ce dépôt, et à exprimer votre point de vue sur la politique culturelle. Nous installerons un «Speaker-Corner», dans lequel vous pourrez faire part de vos visions et de vos souhaits à propos de la politique culturelle. Le plus coloré et le plus varié sera le mieux.
Am Montag 25. November 2013, um 14 Uhr, werden wir die Petition dem Sekretariat der Parlamentsdienste im Bundeshaus übergeben. Meeting-Point um 13:30 Uhr auf der Bundeshausterrasse. Ihr seid herzlich an der Übergabe teilzunehmen und eure Sichtweise auf die Kulturpolitik kundzutun. Wir richten einen Speakers-Corner ein, in dem jeder seine eigene Visionen und Wünsche an eine Kulturpolitik präsentieren kann. Je bunter und unterschiedlicher umso besser.
Noch ein kurzer Rückblick, um zu Verstehen, was bisher geschehen ist. Vor einem Jahr hatten wir im Circuit in Lausanne die Lancierung einer Petition beschlossen. Seitdem ist einiges ins Rollen geraten. Bei den Verantwortlichen des Bunds, den Kantonen, Städten und Pro Helvetia sind unsere Anliegen wahrgenommen und diskutiert worden. Die Stadt und der Kanton Zürich haben bereits mit der Aufstockung der Finanzen reagiert. Pro Helvetia hat eine neue Unterstützung lanciert. In Städten wie z. B. Bern werden Initiativen und Manifeste vorbereitet und verschiedene Gespräche haben stattgefunden. Unsere Anliegen werden zudem direkt in die nächste Ausarbeitung der eidgenössischen Kulturförderungsverordnung 2016-2020 einfliessen. Vieles ist möglich, wenn wir wollen.
Juste un petit rappel, afin de comprendre ce qui s’est passé jusqu’à présent. Il y a une année nous avons décidé de lancer une pétition à Circuit, Lausanne. Depuis là, le mouvement a été lancé. Nos demandes ont été discutées et entendues chez les reponsables de la confédération, des cantons, des villes et Pro Helvetia. La ville et le canton de Zurich ont déjà réagi en augmentant le financement. Pro Helvetia a lancé un nouveau soutien. Dans des villes comme Berne, des initiatives et des manifestations ont été préparées et différentes discussions ont eu lieu. Nos demandes seront directement intégérées dans les prochaines élaborations du réglement pour le soutien culturel 2016-2020. Beaucoup est possible, si nous en avons la volonté.
Nous insistons que le soutien culturel doit évoluer dans le futur. Beaucoup de nos revendications doivent être réalisées. Il s’agit d’une autre politique culturelle. Il est important que les responsables des espaces autogérés, les acteurs culturels et amis soient présents au dépôt de la pétition pour nous soutenir. Venez nombreux!
Wir bleiben dabei, die Kulturförderung muss sich in Zukunft verändern. Viele unserer geforderten Anliegen müssen umgesetzt werden. Es geht um eine andere Kulturpolitik. Es ist wichtig, dass die Betreiberinnen und Betreiber der unabhängigen Kunsträume, Kunstschaffende, Freunde und Unterstützer mit ihrem Erscheinen zur Übergabe Nachdruck verleihen. Kommt zahlreich!
Nach der Übergabe der Petition werden wir gemeinsam auf den ersten Erfolg anstossen und neue Pläne schmieden. Wir freuen uns euch zu sehen und weiter mit euch für unsere Anliegen einzustehen!
Après le dépôt de la pétition nous trinquerons ensemble en l’honneur de ce premier succès et nous ferons des nouveaux plans. Nous nous réjouissons de vous voir et de continuer ensemble à porter nos demandes!
Für die CHARTA 2016, Pour CHARTA 2016
Nadja Baldini, egg’n spoon, Zürich
Nicolas Eigenheer, Circuit ,Lausanne
Daniel Samuel Suter, Marks Blond Project, Bern
Stefan Wagner, Corner College, Zürich
Samstag, 13. Juli 2013
Montag, 8. Juli 2013
Prise de position face au nouvel instrument de soutien aux espaces indépendants / soutien à la relève, de Pro Helvetia
-->
Pro
Helvetia a finalement présenté la semaine passée (4 juillet 2013) un concept,
après une année et demi de travail, sur comment les espaces indépendants
devront être soutenus. Pour ces raisons, nous saluons l’initiative de
travailler à un nouvel instrument de soutien pour les espaces indépendants.
Mais
en détail, cela montre que les montants de soutien aux acteurs des espaces
indépendants se calculent en petites sommes. Au contraire, la possibilité pour
les espaces indépendants de participer au programme de soutien sera restreint à
bloqué.
Les
critères suivants nous semblent étranger à la pratique et contradictoire:
1.
Par expérience, des jeunes initiatives, qui montrent aussi en particulier des
nouvelles positions, peuvent à peine arriver à un certificat de résultats
durant 3 ans. Jusque-là les « jeunes initiatives » ne seront plus jeunes, mais
non plus assez expérimentées qu’elles seront professionnelles.
2.
Avec l’économisation grandissante des villes, cela devient plus difficile de
louer des endroits fixes pour de nouvelles initiatives. Pour ces raisons,
beaucoup des jeunes initiatives sont limitées par le temps et le lieu (à usage
temporaire). Le critère « d’activité d'exposition en continu » excluera
beaucoup d’initiatives dès le début.
3.
Le rendu du 1er septembre et du 1er mars (avec les données détaillées pour les
artistes admissibles de soutien dans l’année suivante) sera pour la plupart des
espace d’art indépendants une mission très difficile. A la différence des
institutions d’art moyens, les OFF-espaces sont moins capable de planifier et
d’organiser à long terme. Aussi ce n’est pas dans l’intérêt des espace d’art
indépendants de s’organiser autant en avance, car les forces de ces espaces
sont la fléxibilité et la spontanéité à réagir.
4.
Les attentes du dossier signifient un effort énorme. Celui-ce sera à gérer par
des personnes qui seront rarement – voire jamais – renumérées pour leur
travail: Une nouvelle difficulté pour les espace d’art indépendants.
5.
Au lieu de réfléchir à comment les productions se développent réellement de nos
jours, et aussi de réfléchir à la rémunération du travail artistique, on
retourne dans un vieux schéma bien connu: le travail artistique et curatorial
est « précaire », malgré qu’on ait toujours signalé ce problème.
6.
Qu’avec la nouvelle loi de soutien, seule la nouvelle géneration (qu’est-ce que
ça veut dire exactement?) sera soutenue, est très problématique. Avec cela il y
a un système de classe d’âge qui se crée, qui exclut des artistes plus âgés (6
ans après la fin de la formation, jusqu'à 35 ans).
Nous
sommes déçus que les représentants des espaces d’art indépendants ne soient pas
directement impliqués au développement des instruments de soutien,
respectivement seules leurs impressions ont été entendues. Le principe de Pro
Helvetia bien reputé pour le « principe de dialogue » était une communication à
sens unique !
L’instrument
de soutien présenté dans cette forme ne changera pas beaucoup à la situation
précaire des espaces de base, ni ne soutiendra la nouvelle génération. Plutôt,
il crée une fossé imaginaire de génération entre les acteurs artistiques.
Du
coup, il nous semble encore plus important de signer la pétition « Cent
espaces éclairent plus qu'un phare »!
Signez
et faites un signe contre cette fausse politique de soutien culturel !
Freitag, 5. Juli 2013
Kommentare zur neuen Förderpolitik von Pro Helvetia
"In
unabhängigen Kunstprojekten treffen unterschiedliche KünstlerInnengenerationen
aufeinander; sie sind nicht blosse Karriereleitern für junge KünstlerInnen,
sondern erlauben die befruchtende Begegnung von Kunstschaffenden mit je
unterschiedlichem Erfahrungs- und Wissensstand ohne institutionellen
Erwartungsdruck. Professionalität misst sich bei selbstorganisierten
Initiativen nicht ausschliesslich an Langjährigkeit, sondern genau umgekehrt in
der Fähigkeit nomadisch, wandelbar und unvorhersehbar zu sein." - Gabriel
Flückiger, Kurator [balk] und
Ortsverein, Bern
"Das neue "Förderinstrument" für selbst-organisierte Kunsträume ist unter klinischen Bedingungen bei Pro Helvetia gestaltet worden. Man zeigte sich resistent bis ignorant gegenüber unseren Vorschlägen und entwickelte schliesslich ein antiseptisches Förderkonzept. Dazu gesellt sich auch noch eine kleinkarierte Auslegung Kulturförderungsgesetzes mit dem Label "Nachwuchsförderung", das letztlich niemandem - auch nicht dem "Nachwuchs" - dient. Wir leben also nicht in einer Post-Knüsel-Zeit, die auf ein differenzierendes Bild hätte hoffen lassen können. Eher schon dreht man am Bürokratisierungsrad eine Stufe weiter. Schade, denn das ist nicht nur eine verpasste Chance sondern ein Stein mehr am Bein von uns selbst-organisierten KunstraumbetreiberINNEN." - Stefan Wagner, Corner College Zürich
"Nichts
begriffen!" - Sara Izzo, Kunstraum
Aarau
"Das
neu präsentierte Papier von Pro Helvetia „Nachwuchsförderung Visuelle Künste“
widerspricht der seit einigen Jahren geltenden und zurecht wieder eingeführten
Bestimmung, dass Kunstschaffende über 40 Jahre Stipendiengelder beantragen
können. Die Alterslimite wurde sowohl auf städtischer wie kantonaler (Zürich)
als auch auf Bundesebene (BAK) aufgehoben. Es wäre zu erwarten, dass diese
Haltung auch in Bezug auf die Beiträge an Kunsträume eingenommen würde. Ist Pro
Helvetia nicht informiert oder verschliesst sie sich diesen veränderten
Rahmenbedingungen? Schwebt der Geist der Vergangenheit noch in den Köpfen und
Räumen von Pro Helvetia herum?
Die
Kunstlaufbahn kennt keine Pensionierung mit 65. In der Regel hört sie mit dem
Tod auf oder beginnt manchmal danach erst richtig. Die geistige Vorgabe für das
Pro-Helvetia-Paper orientiert sich am gängigen Karrieremodell und schliesst
lebenslanges experimentelles, nicht galerieorientiertes Arbeiten aus. Die
Inhalte und die Wahl der Themen von selbstorganisierten Kunsträumen lassen sich
nicht bloss über Künstlerpersonal unter 35 abwickeln. Wenn die Alterlimite das
Kriterium für die Förderung von Kunsträumen sein soll, dann wird die inhaltliche
Autonomie, durch die sich die unterschiedlich aufgestellten Off-Räume,
nomadischen Projekten und kuratorische Intitiativen auszeichnen, radikal
eingeschränkt." - eggn’spoon
"Le MACT&CACT pense qu'il ne
faudrait pas soutenir tous les ratés qui ont des velléités artistiques.
Ce que PH a voulu ces dernières années c’était de créer un régime, un art
d’état, aussi grâce à ce connard de Pius Knüsel: plus d’argent, plus de
pouvoir. Mais…
Mais la culture est autre chose. Notre
institution n’expose presque plus d’artistes suisses. Il sont devenus que des
assistés sociaux, frustrés en manque d’argent d’état. Voilà!" - MACT&CACT
"Unter die Pro Helvetischen Sinnwidrigkeiten der 'neuen alten' Nachwuchsförderung von Kunsträumen fällt auch die Bestimmung, Infrastruktur- und Betriebskosten – die für Kunsträume konstitutiv sind – von der Unterstützung gezielt auszuschliessen. Pro Helvetia stützt damit die altbekannte Privilegierung jener, die es (gerade noch) haben gegenüber jenen, die es sich schlicht nicht leisten können, ihre Off-Space-Projekte selbst zu berappen. Es kommen wieder nur die 'gut Betuchten' gut davon, ganz im Sinne des grassierenden 'First Class'- und V.I.P.-Hipes der letzten Jahre, der sich hier umso zynischer ausnimmt, zumal der Wind von gemeinnütziger Seite her weht, mit dem Gebahren innovative Alternativen zu fördern. Es liegt womöglich an der systembedingten Unvereinbarkeit – oder andersrum gesehen an der paradoxen Vereinbarkeit – von institutionellen Förderern und den vermeintlich Geförderten: an dem Wust aus Auflagen, Bedingungen, Dossier- und Formularzwängen, die einen Förderapparat legitimieren und aufrecht erhalten und die oder das zu Fördernde weiterhin prekarisieren. Der prekäre Status der Geförderten wiederum hält den Motor des Förderapparats am Laufen usw. Auch wenn dabei nicht immer klar ist, wer mit oder ohne welchen Wirt die Rechnung gemacht hat: Die Off-Szene wird weiterhin beharrlich und lustbetont, kreativ und vielfältig gegen diese problematische Förderpolitik aufbegehren, den Kunstbetrieb aufmischen und voranbringen – gebt gut Acht, was sie euch mitgebracht!" - Marc Munter, Kollektiv-Bern
"Unter die Pro Helvetischen Sinnwidrigkeiten der 'neuen alten' Nachwuchsförderung von Kunsträumen fällt auch die Bestimmung, Infrastruktur- und Betriebskosten – die für Kunsträume konstitutiv sind – von der Unterstützung gezielt auszuschliessen. Pro Helvetia stützt damit die altbekannte Privilegierung jener, die es (gerade noch) haben gegenüber jenen, die es sich schlicht nicht leisten können, ihre Off-Space-Projekte selbst zu berappen. Es kommen wieder nur die 'gut Betuchten' gut davon, ganz im Sinne des grassierenden 'First Class'- und V.I.P.-Hipes der letzten Jahre, der sich hier umso zynischer ausnimmt, zumal der Wind von gemeinnütziger Seite her weht, mit dem Gebahren innovative Alternativen zu fördern. Es liegt womöglich an der systembedingten Unvereinbarkeit – oder andersrum gesehen an der paradoxen Vereinbarkeit – von institutionellen Förderern und den vermeintlich Geförderten: an dem Wust aus Auflagen, Bedingungen, Dossier- und Formularzwängen, die einen Förderapparat legitimieren und aufrecht erhalten und die oder das zu Fördernde weiterhin prekarisieren. Der prekäre Status der Geförderten wiederum hält den Motor des Förderapparats am Laufen usw. Auch wenn dabei nicht immer klar ist, wer mit oder ohne welchen Wirt die Rechnung gemacht hat: Die Off-Szene wird weiterhin beharrlich und lustbetont, kreativ und vielfältig gegen diese problematische Förderpolitik aufbegehren, den Kunstbetrieb aufmischen und voranbringen – gebt gut Acht, was sie euch mitgebracht!" - Marc Munter, Kollektiv-Bern
Stellungnahme zum neuen Förderinstrument „selbstorganisierte Kunsträume / Nachwuchsförderung“ von Pro Helvetia
-->
Folgende Kriterien erscheinen uns als praxisfremd bis widersprüchlich:
Umso wichtiger erscheint uns einmal mehr die Unterschriftenaktion für die Petition "Hundert Räume geben mehr Licht als ein Leuchtturm" voranzutreiben. Unterschreiben Sie jetzt und setzen Sie ein Zeichen gegen diese falsche Förder/Kulturpolitik!!!
Pro
Helvetia hat gestern (4. Juli 2013) nach eineinhalb Jahren Bearbeitungszeit (!)
endlich ein Konzept (s.u.) präsentiert, wie selbst-organisierte Kunsträume
finanziell unterstützt werden sollen. Grundsätzlich begrüssen wir die
Initiative ein neues Förderinstrument für selbstorganisierte Kunsträume zu
schaffen.
Im
Detail zeigt sich aber, dass die Vorgaben für die Unterstützung der
Arbeitspraxen und Ansprüchen von selbstorganisierten Kunsträumen in keinerlei
Weise Rechnung trägt. Im Gegenteil, die Möglichkeit für selbstorganisierte
Kunsträume am Förderprogramm teilzuhaben wird einsgeschränkt bis verhindert!
Folgende Kriterien erscheinen uns als praxisfremd bis widersprüchlich:
1.
Junge Initiativen, welche erfahrungsgemäss auch schwerpunktmässig junge
Positionen zeigen, können kaum eine professionellen Leistungsausweis
innerhalb von drei Jahren erbringen. Bis dahin sind die "jungen
Initiativen" nämlich bereits nicht mehr jung, aber auch noch nicht so
erfahren, dass sie professionell sind.
2.
Mit der zunehmenden Ökonomisierung der Städte wird es schwieriger für
neue Initiativen fixe, konstante Standorte anzumieten. Viele junge Initiativen
sind daher nomadisch oder zeitlich begrenzt (Zwischennutzungen). Das Kriterium
„kontinuierlicher Ausstellungsbetrieb“ würde viele Initiativen von vornherein
ausschliessen.
3.
Die Eingabefrist 1. September und 1. März (mit detaillierten Angaben zu den
förderungswürdigen KünstlerInnen für das Folgejahr) wird für die meisten
selbst-organisierten Kunsträume eine unüberwindbare Hürde sein. Im Gegensatz zu
den mittleren Kunstinstitutionen sind die „Off-Räume“ selten in der Lage
so langfristig zu planen. Auch liegt es nicht im Interesse von
selbst-organisierten Kunsträume so lange im Voraus zu planen, da die Stärken
von selbst-organisierten Kunsträumen gerade in der Flexibilität und Spontanität
liegt, auf junge Positionen zu reagieren.
4.
Die geforderte Zusammensetzung des Eingabedossiers bedeutet immensen
bürokratischen Aufwand. Dieser wäre von RaumbetreiberInnen zu leisten, welche
selten bis nie für ihre Arbeit entschädigt werden: Eine weitere Hürde für
selbstorganisierten Kunsträume.
5.
Anstatt darüber nachzudenken, wie heute Produktionen tatsächlich ablaufen und
auch über die Bezahlung von künstlerischer Arbeit nachzudenken, fährt man im
bewährten alten System weiter: Künstlerischse wie kuratorische Arbeit wird
prekarisiert, obwohl wir immer auf dieses Problem hingewiesen haben.
6.
Das mit dem neuen Kulturförderungsgesetz nur noch der Nachwuchs (was ist damit
denn genau gemeint?) gefördert wird, ist hoch problematisch. Damit wird ein
(Alters)-Klassensystem eingeführt, das ältere Kunstschaffende (d.h. sechs Jahre
nach Ausbildungsende, bis 35 Jahre) keine Unterstützung mehr erhalten.
Wir
sind enttäuscht, dass die VertreterInnen von selbstorganisierten Kunsträumen
nicht direkt bei der Entwicklung des Förderinstruments involviert waren,
respektive nur um ihre Einschätzungen gefragt wurden. Das von Pro Helvetia viel
gerühmte "Dialogische Prinzip" war eine Einbahnkommunikation von oben
nach unten!
Das
vorliegende "Förderinstrument" wird in dieser Form wohl wenig an der
prekären Situation von Basisräumen verändern noch den Nachwuchs fördern.
Vielmehr treibt es einen imaginären Generationskeil zwischen die
Kunstschaffenden!
Umso wichtiger erscheint uns einmal mehr die Unterschriftenaktion für die Petition "Hundert Räume geben mehr Licht als ein Leuchtturm" voranzutreiben. Unterschreiben Sie jetzt und setzen Sie ein Zeichen gegen diese falsche Förder/Kulturpolitik!!!
Donnerstag, 27. Juni 2013
Donnerstag, 13. Juni 2013
Succesful Launch
Samstag, 8. Juni 2013
PETITION ONLINE
Hundert Räume geben mehr Licht als ein Leuchturm
Cent espaces d'art élairent mieux qu'un phare
Cento spazi fanno più luce di un faro
A Hundred Spaces Give off More Light than a Lighthouse
1. Download the Petition in Deutsch, English, Français or Italiano here.
2. Print it out on every paper colour you want.
3. Ask your friends and self-organized art space lovers for a signature.
4. Send the petition by post to
CHARTA 2016
c/o Corner College
Kochstrasse 1
8004 Zürich
DANKE, THANK YOU, MERCI, GRAZIE!
Cent espaces d'art élairent mieux qu'un phare
Cento spazi fanno più luce di un faro
A Hundred Spaces Give off More Light than a Lighthouse
1. Download the Petition in Deutsch, English, Français or Italiano here.
2. Print it out on every paper colour you want.
3. Ask your friends and self-organized art space lovers for a signature.
4. Send the petition by post to
CHARTA 2016
c/o Corner College
Kochstrasse 1
8004 Zürich
DANKE, THANK YOU, MERCI, GRAZIE!
Donnerstag, 6. Juni 2013
Launch Petition - Smokers Lounge @ Swiss Art Awards
Charta und OFF OFF lancieren eine Petition zur strukturellen Förderung von selbst-organisierten Räumen und Strukturen in der Bildenden Kunst in Ihrer Smokers-Lounge vor der Halle 4.0 an den Swiss Art Awards. Nachdem seit dem letzten Jahr keine finanzielle Unterstützung durch das Bundesamt für Kultur ausgerichtet wird, sind einige Kunsträume in existenzielle Bedrängnis geraten. Wir wollen dies mit der Petition ändern. Vorbeikommen und unterschreiben, damit es in der Bildenden Kunst nicht nur Leuchtürme gibt, sondern eine Vielheit an Denkansätzen und intellektuellen Herausforderungen.
Montag, 10.6., Soli-Bar und Help-Desk ab 17 Uhr.
Find us on Facebook
Charta und OFF OFF lancent une pétition pour une soutien structurel des espace indépendants dans le domaine des arts visuels, dans leur Smokers-Lounge devant la Halle 4.0 des Swiss Art Awards.
Depuis l'année passée, aucun soutien financier ne sera accordé par l'Office fédéral de la culture, certains espaces d'art sont dans des situations existencielles difficiles.
Nous voulons changer cela avec cette pétition. Venez et signez, afin qu'il n'y ait plus seulement que des institutions phares, mais aussi une multiplicité d'approches et d'enjeux intellectuels.
Lundi, 10.6., Soli-Bar et Help-Desk commence à 17 heures.
Montag, 3. Dezember 2012
Kollektiv Bern – Bewegung in der freien Szene!
„Es stellt sich nicht die Frage, wer wir sind. Wir sind ja schon! Wir haben bereits je unsere Ausrichtungen und unsere Projekte. Klar, wir sind alle verschieden, aber ich glaube, die Tatsache, dass wir uns zusammen an einen Tisch gesetzt haben, zeigt, dass wir an einer gemeinsamen Sache interessiert sind.“; wirft Chri Frautschi1 in die Runde. Es ist ein Montagabend anfangs November. Zwei Gartentische in leeren, ehemaligen Fabrikationsräumen dienen als Besprechungsmobiliar. Zuvor gab’s Spaghetti und erste Weinflecken auf den Tischen.
In Stadt und Kanton Bern existieren seit vielen Jahren zahlreiche kuratorische sowie künstlerische Projekte der freien Szene, die sich teilweise nomadisierend, teilweise mit festem Raum um das Ausstellen, Vermitteln und Verhandeln zeitgenössischer Kunstproduktion kümmern. Von einzelnen AkteurInnen initiiert und eigenständig verwaltet, werden diese Off-Spaces/-Projekte ehrenamtlich betrieben und orientieren sich nicht am kommerziellen Erfolg. Ein fest etabliertes Netzwerk, das die jeweiligen Berner Projekte verbindet, bestand bisher nicht. Franz Krähenbühl2 fügt deshalb an: „Es ist ein wichtiger Schritt, dass wir uns nun bereits zum zweiten Mal treffen und diskutieren. Diese Richtung müssen wir weiterverfolgen, um auch die inhaltlichen Themen behandeln zu können.“ Einen Monat zuvor kamen verschiedene Projektverantwortliche in einem Atelier in den Berner Vidmarhallen zusammen um sich ungezwungen auszutauschen. Wie kann man besser untereinander kommunizieren? Welche Kanäle können für mehr öffentliche Sichtbarkeit genutzt werden? Und nicht zuletzt, wie positioniert man sich kulturpolitisch? Für die Beteiligten wurde klar, dass ein Kollektiv gegründet werden soll. Regelmässige Treffen und intensiver Austausch über alltägliche und praktische Anliegen institutionalisiert die Solidarität untereinander. Daniel Suter3 entgegnet: „Ich möchte aber einen Schritt weiter gehen: Ich bin wegen einer Notwendigkeit hier, ich habe beispielsweise keine Lust, eine neue Kulturagenda zu gründen. Aus meiner Sicht hat es kulturpolitische Gründe. Sachen müssen inhaltlich verändert werden.“
Das Kulturfördergesetz vom 1. Januar 2012 verschob Kompetenzen vom Bundesamt für Kultur hin zur Pro Helvetia. Aus politischen, bzw. finanziellen Gründen strich man dabei sämtliche nationale Jahresgelder an die Kunsträume der freien Szene. Als Folge dieser Entscheidung ist die Existenz der Non-Profit-Initiativen ernsthaft gefährdet. Mit dem Online-Blog „CHARTA 2016“ machten verschiedene Kunsträume aus der ganzen Schweiz auf die Dringlichkeit des Handlungsbedarfs aufmerksam. Erfreulicherweise gibt es gewisse Alternativen auf lokaler Ebene. So reservierte die Kunstkommission der Stadt Bern aufgrund der hohen Anzahl von Gesuchsanträgen dieses Jahr zum zweiten Mal einen Teil ihrer Fördergelder speziell nur für Offspaces. Allerdings reicht der gesprochene Betrag von 20'000 CHF bei weitem nicht aus, die zahlreichen Initiativen in ihrer Existenz zu sichern. Darum wollen die nicht-institutionellen Kunsträume weiterhin gegen ihre stiefmütterliche Behandlung vorgehen. Juliane Wolski4 meint: „Wir möchten die Leute dafür sensibilisieren, was es hier alles an Engagement gibt. Es soll klar werden, dass wir mit unseren Aktivitäten einen erheblichen Beitrag für eine lebendige Kunstszene leisten. Vor diesem Hintergrund wird es auch einfacher sein, sich politisch zu engagieren und für das, was wir machen, Unterstützung zu erhalten.“ Der Zusammenschluss in das Kollektiv Bern soll die Sichtbarkeit der einzelnen Projekte erhöhen und die Relevanz auf kulturpolitischem Parkett verstärken.
Doch wird eine solche Relevanz – als Kriterium für die Sprechung der Subventionsbeiträge – oftmals einer Quantifizierung unterworfen und dadurch nicht zuletzt in Relation zu Besucherzahlen und klar umrissenen Jahresprogrammen gesetzt. Gerade für die freie Szene würde eine derartige Rechnung den Genickbruch bedeuten.¨ Darum: Das Kollektiv Bern ist Kulturpolitik, aber nicht nur. „Ich hoffe auch auf eine physische Erfahrung, wo wir den Fragen nach Artikulationsformen zeitgenössischer Kunstvermittlung abseits der Lobbyarbeit in einer gemeinsamen Praxis nachgehen“, so Daniel Suter. Die kollektive Energie wird nicht bloss mit fanfarischen Protest-Aktionen verpufft, sondern das Subventions-Vakuum soll produktiv genutzt werden. Gemeinsame Sache machen heisst demnach auch, gemeinschaftliche Projekte zu lancieren. Selbstorganisation ist seit jeher eine Strategie der Offspaces und stellt den Nährboden für progressive Formen der Kunstvermittlung und Alternativen zum kanonisierten Display dar. Allerdings führt das Agieren ausserhalb des institutionalisierten Terrains häufig zu prekären Arbeitsbedingungen. Diese aber in Zeiten einer zunehmend kommerzialisierten Kunstwelt durch mangelnde Subventionierung aufrecht zu erhalten, ist definitiv nicht im Sinne einer fortschrittlichen Kulturpolitik. Eine verstrickte Lage, die umso mehr eine Haltung erfordert. Franz Krähenbühl: „Primär geht es uns um die Kunst. Nicht um Bar, nicht um Party, sondern um die Kunst. Das ist ein extrem inhaltliches und politisches Statement.“
Von Gabriel Flückiger und Sarah Merten
Illustration: Eva-Maria Knüsel
Facbeook Kollektiv Bern
Kollektiv Bern
1 Lokal-int hat zum Ziel mit schnellem Ausstellungsrhythmus und minimalem Budget zu bewegen, zu hinterfragen und zu beleben. Es versteht sich als Keimzelle für eine lebendige Kunst. // Chri Frautschi, lokal-int, Hugistrasse 3, 2501 Biel-Bienne
2 Im multidisziplinären Projekt Transform treffen sich Kunstschaffende aus verschiedenen Gattungen, um sich vor und mit dem Ort sowie den anderen Beteiligten auseinanderzusetzen. Der Raum wird zum Aktionsraum, in welchem dem Prozess und der Entwicklung einer Arbeit mehr Bedeutung eingeräumt wird, als dem finalen Produkt. // Franz Krähenbühl und Sibylle Heiniger, Transform, Güterstrasse 8, 3013 Bern
3 Marks Blond Project R.f.z.K. versteht sich als Probebühne, Plattform für Neues, Unentdecktes und Unangepasstes, das die Grenzen der Genres überschreitet. Man will politisch sein, und auf die Strasse hinausragen, heraus aus der Begrenzung des Raumes. Im Vordergrund steht immer der Prozess und die daraus erwachsende Begegnung und Kommunikation. // Daniel Suter und Johannes Lortz, marksblond
4 Grand Palais zeigt aktuelle, meist junge, ortsspezifische, projekthafte und prozessbezogene Kunst, welche von etablierten Kunstinstitutionen und Galerien weniger oder gar nicht berücksichtigt wird. Das Grand Palais dient als Plattform, um Kunst an ihrem Entstehungsort zu erleben, zu diskutieren und dadurch an ihr teilzuhaben. // Juliane Wolski, Grand Palais, Thunstrasse 3, 3005 Bern
Weitere Mitglieder des Kollektiv Bern:
[balk] ist eine Serie von künstlerischen Interventionen, welche gestaffelt an mehreren Balkonen eines Wohnblocks an der Bahnlinie kurz vor dem Bahnhof Bern stattfinden. Die Interventionen verstehen sich als Hinterfragung des spezifischen Ortes und seiner Rezeptionsbedingungen. // Gabriel Flückiger, [balk], Bahnhofseinfahrt Bern Ost
NOMAD ist eine Plattform für ortspezifische Kunst im öffentlichen Raum. Im Rahmen von NOMAD finden an ständig wechselnden Orten temporäre Interventionen statt, die neue Perspektiven auf die bespielten Orte und die Arbeit der eingeladenen KünstlerInnen eröffnen. // Alain Jenzer, NOMAD
Projekt Da versteht den Raum als Form, Kollektivprozesse als Konzept. Wir sind Künstler und wollen mit Künstlern arbeiten. // Ines Schärer und Ramon Feller, Projekt Da
Das Lehrerzimmer ist ein in Bern einzigartiger Kunstbuch-Raum mit Café, Bar und einfacher Küche – ein Ort für lebendige Diskussion. Er vereint eine unkonventionelle Buchhandlung für zeitgenössische Kunst mit Veranstaltungen sowie einer Galerie-/Ausstellungsfläche. // Maia Gusberti und Daria Gusberti, Lehrerzimmer, PROGR-Zentrum, 3011 Bern
RAUM № ist ein nicht kommerzielles, nomadisches Ausstellungsprojekt für zeitgenössische Kunst. RAUM № manifestiert sich mit wechselnden Ausstellungskonzepten und KünstlerInnenbeteiligungen und hat dabei den Anspruch, jeweils innerhalb eines temporären Rahmens einen unmittelbaren und unkomplizierten Zugang zu Kunst zu ermöglichen. // Ba Berger, Andreas Wagner und Tobias Rechsteiner, RAUM №
Reading Room ist eine künstlerisch-kuratorische Reihe, welche einen Rahmen schafft für Praktiken und Diskurse, die das Verhältnis von Kunst und Politik untersuchen. Eingeladen werden Künstler und Wissenschaftler, die durch Projektpräsentationen, Gespräche, Lecture-Performances, Workshops oder Kurz-Ausstellungen in Innen- und Außenräumen ihre Arbeit vorstellen // Andreas Egli und Anabel Sarabi, Reading Room
weissbrotmüller verstehen sich als Produzenten von Ausstellungen, die jeweils ein Thema, eine Beobachtung oder eine Idee konzentriert aufgreifen und an verschiedenen Orten räumlich umsetzen. Sie sind Initianten von off/center - freie plattform für kunst und kuratorische praxis, die ab 2013 in Zusammenarbeit mit der visarte.bern und der Stiftung Progr 2-4 Ausschreibungen pro Jahr für Ausstellungsprojekte von Künstlern oder Kuratoren organisiert. // Kate Whitebread und Dominik Müller, weissbrotmüller
Sowie Marc Munter
In Stadt und Kanton Bern existieren seit vielen Jahren zahlreiche kuratorische sowie künstlerische Projekte der freien Szene, die sich teilweise nomadisierend, teilweise mit festem Raum um das Ausstellen, Vermitteln und Verhandeln zeitgenössischer Kunstproduktion kümmern. Von einzelnen AkteurInnen initiiert und eigenständig verwaltet, werden diese Off-Spaces/-Projekte ehrenamtlich betrieben und orientieren sich nicht am kommerziellen Erfolg. Ein fest etabliertes Netzwerk, das die jeweiligen Berner Projekte verbindet, bestand bisher nicht. Franz Krähenbühl2 fügt deshalb an: „Es ist ein wichtiger Schritt, dass wir uns nun bereits zum zweiten Mal treffen und diskutieren. Diese Richtung müssen wir weiterverfolgen, um auch die inhaltlichen Themen behandeln zu können.“ Einen Monat zuvor kamen verschiedene Projektverantwortliche in einem Atelier in den Berner Vidmarhallen zusammen um sich ungezwungen auszutauschen. Wie kann man besser untereinander kommunizieren? Welche Kanäle können für mehr öffentliche Sichtbarkeit genutzt werden? Und nicht zuletzt, wie positioniert man sich kulturpolitisch? Für die Beteiligten wurde klar, dass ein Kollektiv gegründet werden soll. Regelmässige Treffen und intensiver Austausch über alltägliche und praktische Anliegen institutionalisiert die Solidarität untereinander. Daniel Suter3 entgegnet: „Ich möchte aber einen Schritt weiter gehen: Ich bin wegen einer Notwendigkeit hier, ich habe beispielsweise keine Lust, eine neue Kulturagenda zu gründen. Aus meiner Sicht hat es kulturpolitische Gründe. Sachen müssen inhaltlich verändert werden.“
Das Kulturfördergesetz vom 1. Januar 2012 verschob Kompetenzen vom Bundesamt für Kultur hin zur Pro Helvetia. Aus politischen, bzw. finanziellen Gründen strich man dabei sämtliche nationale Jahresgelder an die Kunsträume der freien Szene. Als Folge dieser Entscheidung ist die Existenz der Non-Profit-Initiativen ernsthaft gefährdet. Mit dem Online-Blog „CHARTA 2016“ machten verschiedene Kunsträume aus der ganzen Schweiz auf die Dringlichkeit des Handlungsbedarfs aufmerksam. Erfreulicherweise gibt es gewisse Alternativen auf lokaler Ebene. So reservierte die Kunstkommission der Stadt Bern aufgrund der hohen Anzahl von Gesuchsanträgen dieses Jahr zum zweiten Mal einen Teil ihrer Fördergelder speziell nur für Offspaces. Allerdings reicht der gesprochene Betrag von 20'000 CHF bei weitem nicht aus, die zahlreichen Initiativen in ihrer Existenz zu sichern. Darum wollen die nicht-institutionellen Kunsträume weiterhin gegen ihre stiefmütterliche Behandlung vorgehen. Juliane Wolski4 meint: „Wir möchten die Leute dafür sensibilisieren, was es hier alles an Engagement gibt. Es soll klar werden, dass wir mit unseren Aktivitäten einen erheblichen Beitrag für eine lebendige Kunstszene leisten. Vor diesem Hintergrund wird es auch einfacher sein, sich politisch zu engagieren und für das, was wir machen, Unterstützung zu erhalten.“ Der Zusammenschluss in das Kollektiv Bern soll die Sichtbarkeit der einzelnen Projekte erhöhen und die Relevanz auf kulturpolitischem Parkett verstärken.
Doch wird eine solche Relevanz – als Kriterium für die Sprechung der Subventionsbeiträge – oftmals einer Quantifizierung unterworfen und dadurch nicht zuletzt in Relation zu Besucherzahlen und klar umrissenen Jahresprogrammen gesetzt. Gerade für die freie Szene würde eine derartige Rechnung den Genickbruch bedeuten.¨ Darum: Das Kollektiv Bern ist Kulturpolitik, aber nicht nur. „Ich hoffe auch auf eine physische Erfahrung, wo wir den Fragen nach Artikulationsformen zeitgenössischer Kunstvermittlung abseits der Lobbyarbeit in einer gemeinsamen Praxis nachgehen“, so Daniel Suter. Die kollektive Energie wird nicht bloss mit fanfarischen Protest-Aktionen verpufft, sondern das Subventions-Vakuum soll produktiv genutzt werden. Gemeinsame Sache machen heisst demnach auch, gemeinschaftliche Projekte zu lancieren. Selbstorganisation ist seit jeher eine Strategie der Offspaces und stellt den Nährboden für progressive Formen der Kunstvermittlung und Alternativen zum kanonisierten Display dar. Allerdings führt das Agieren ausserhalb des institutionalisierten Terrains häufig zu prekären Arbeitsbedingungen. Diese aber in Zeiten einer zunehmend kommerzialisierten Kunstwelt durch mangelnde Subventionierung aufrecht zu erhalten, ist definitiv nicht im Sinne einer fortschrittlichen Kulturpolitik. Eine verstrickte Lage, die umso mehr eine Haltung erfordert. Franz Krähenbühl: „Primär geht es uns um die Kunst. Nicht um Bar, nicht um Party, sondern um die Kunst. Das ist ein extrem inhaltliches und politisches Statement.“
Von Gabriel Flückiger und Sarah Merten
Illustration: Eva-Maria Knüsel
Facbeook Kollektiv Bern
Kollektiv Bern
1 Lokal-int hat zum Ziel mit schnellem Ausstellungsrhythmus und minimalem Budget zu bewegen, zu hinterfragen und zu beleben. Es versteht sich als Keimzelle für eine lebendige Kunst. // Chri Frautschi, lokal-int, Hugistrasse 3, 2501 Biel-Bienne
2 Im multidisziplinären Projekt Transform treffen sich Kunstschaffende aus verschiedenen Gattungen, um sich vor und mit dem Ort sowie den anderen Beteiligten auseinanderzusetzen. Der Raum wird zum Aktionsraum, in welchem dem Prozess und der Entwicklung einer Arbeit mehr Bedeutung eingeräumt wird, als dem finalen Produkt. // Franz Krähenbühl und Sibylle Heiniger, Transform, Güterstrasse 8, 3013 Bern
3 Marks Blond Project R.f.z.K. versteht sich als Probebühne, Plattform für Neues, Unentdecktes und Unangepasstes, das die Grenzen der Genres überschreitet. Man will politisch sein, und auf die Strasse hinausragen, heraus aus der Begrenzung des Raumes. Im Vordergrund steht immer der Prozess und die daraus erwachsende Begegnung und Kommunikation. // Daniel Suter und Johannes Lortz, marksblond
4 Grand Palais zeigt aktuelle, meist junge, ortsspezifische, projekthafte und prozessbezogene Kunst, welche von etablierten Kunstinstitutionen und Galerien weniger oder gar nicht berücksichtigt wird. Das Grand Palais dient als Plattform, um Kunst an ihrem Entstehungsort zu erleben, zu diskutieren und dadurch an ihr teilzuhaben. // Juliane Wolski, Grand Palais, Thunstrasse 3, 3005 Bern
Weitere Mitglieder des Kollektiv Bern:
[balk] ist eine Serie von künstlerischen Interventionen, welche gestaffelt an mehreren Balkonen eines Wohnblocks an der Bahnlinie kurz vor dem Bahnhof Bern stattfinden. Die Interventionen verstehen sich als Hinterfragung des spezifischen Ortes und seiner Rezeptionsbedingungen. // Gabriel Flückiger, [balk], Bahnhofseinfahrt Bern Ost
NOMAD ist eine Plattform für ortspezifische Kunst im öffentlichen Raum. Im Rahmen von NOMAD finden an ständig wechselnden Orten temporäre Interventionen statt, die neue Perspektiven auf die bespielten Orte und die Arbeit der eingeladenen KünstlerInnen eröffnen. // Alain Jenzer, NOMAD
Projekt Da versteht den Raum als Form, Kollektivprozesse als Konzept. Wir sind Künstler und wollen mit Künstlern arbeiten. // Ines Schärer und Ramon Feller, Projekt Da
Das Lehrerzimmer ist ein in Bern einzigartiger Kunstbuch-Raum mit Café, Bar und einfacher Küche – ein Ort für lebendige Diskussion. Er vereint eine unkonventionelle Buchhandlung für zeitgenössische Kunst mit Veranstaltungen sowie einer Galerie-/Ausstellungsfläche. // Maia Gusberti und Daria Gusberti, Lehrerzimmer, PROGR-Zentrum, 3011 Bern
RAUM № ist ein nicht kommerzielles, nomadisches Ausstellungsprojekt für zeitgenössische Kunst. RAUM № manifestiert sich mit wechselnden Ausstellungskonzepten und KünstlerInnenbeteiligungen und hat dabei den Anspruch, jeweils innerhalb eines temporären Rahmens einen unmittelbaren und unkomplizierten Zugang zu Kunst zu ermöglichen. // Ba Berger, Andreas Wagner und Tobias Rechsteiner, RAUM №
Reading Room ist eine künstlerisch-kuratorische Reihe, welche einen Rahmen schafft für Praktiken und Diskurse, die das Verhältnis von Kunst und Politik untersuchen. Eingeladen werden Künstler und Wissenschaftler, die durch Projektpräsentationen, Gespräche, Lecture-Performances, Workshops oder Kurz-Ausstellungen in Innen- und Außenräumen ihre Arbeit vorstellen // Andreas Egli und Anabel Sarabi, Reading Room
weissbrotmüller verstehen sich als Produzenten von Ausstellungen, die jeweils ein Thema, eine Beobachtung oder eine Idee konzentriert aufgreifen und an verschiedenen Orten räumlich umsetzen. Sie sind Initianten von off/center - freie plattform für kunst und kuratorische praxis, die ab 2013 in Zusammenarbeit mit der visarte.bern und der Stiftung Progr 2-4 Ausschreibungen pro Jahr für Ausstellungsprojekte von Künstlern oder Kuratoren organisiert. // Kate Whitebread und Dominik Müller, weissbrotmüller
Sowie Marc Munter
Donnerstag, 15. November 2012
Depression oder Glücksfall?
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Als
Mitglied des Corner College-Teams, das einen selbst-organisierten Kunstraum
betreibt, stelle ich zurzeit einen Widerspruch fest- Die Streichung der
„Eidgenössischen Preise für innovative Kunsträume“ hat einerseits dazu geführt,
dass ich die in den vergangenen Jahren geschaffenen Strukturen unseres Raums
ernsthaft finanziell gefährdet sind. Die Einnahmen des Corner Colleges haben
sich innerhalb eines Jahres um mehr als dreissig Prozent reduziert. Dazugekommen
sind auch noch die Kürzungen des Migros-Kulturprozent aufgrund geringer Gewinne
Dank dem verstärkten Wettbewerb der Discounter, sodass wir 2013 vor der
Situation stehen, nur noch unsere Türen aufschliessen zu können. Elektrizität, Wasser,
Miete und Internetkosten sind bezahlt. Sorry liebe Kunstschaffende, Theoretiker
und Interessierte, mehr liegt bei der derzeitigen finanziellen Perspektive für
2013 nicht drin.
Die
Streichung hat aber anderseits auch dazu geführt, dass eine grosse Zahl von
selbst-organisierten Räumen aufgeschrien haben, verärgert über diese
kurzsichtige Umstrukturierungspolitik beim Bundesamt für Kultur und Pro
Helvetia. Dieser Aufschrei ist ein erstes Zeichen des Widerstands. Bei
schwerwiegenden Problemen gibt man allerdings nie auf, sondern man läuft man
erst Recht zu Höchstform auf. Man befindet sich sozusagen in einem gesteigerten
Arbeitsmodus, der einen dazu bringt, politisch aktiv zu werden und für seine
Anliegen an die Öffentlichkeit zu treten.
Mit einem gewissen
Anflug an Zynismus kann man dem kulturpolitischen Kahlschlag also auch
Positives abgewinnen. Wir Betroffene haben uns zusammengeschlossen, weil wir es
nicht ertragen können, das ausgerechnet wir, die wir unbezahlt und von
Idealismus getrieben, nun der einfältigen (man muss das einfach so sagen)
Umstrukturierungs-/Sparpolitik zum Opfer gefallen sind. Und es kommt wie immer
noch dicker. Während in Zürich Millionen in den Galerienkomplex Löwenbräu
investiert wurde und die nächsten Millioneninvestitionen für das
Kunsthaus wohl folgen werden, dürfen wir im selbst-organisierten Strukturen darüber
nachdenken, wie wir unsere leeren Räumen mit No-Budget-Programmen füllen
dürfen. Das frustriert und macht wütend, denn für selbst-organisierte Strukturen
fehlt zurzeit der politische und amtliche Wille, Veränderungen herbeizuführen. Wir
aber werden Forderungen stellen, die uns ein menschenwürdiges Arbeiten
ermöglichen, die uns ein wenig mehr Sicherheit bieten und uns wieder sinnvolle
Programme machen lässt. Es brodelt – zumindest bei mir – weiterhin heftig. Es
sind einige Aktionen und Vorstösse geplant.
Inzwischen
kommt doch auf einen Kaffee bei einem der selbst-organisierten Kunsträume
vorbei. Kaffeehäuser galten bevor Starbucks kam als Debattierhäuser. Starten
wir eine Debatte über Kulturpolitik, die zum Beispiel so aussehen könnte:
Für
selbst-organisierte Kunsträume muss die Eidgenossenschaft, sei es das Bundesamt
für Kultur, Pro Helvetia, die zuständigen Kantone und die Städte/Gemeinden
endlich eine adäquate Förderung bereitstellen, die „nachhaltige“ Strukturen schafft.
Unsere Arbeit, die sehr oft von Pro Helvetia für ihre Netzwerk-Arbeit in
Anspruch genommen wird, muss finanziell unterstützt werden, auch wenn im Raum
kein von Pro Helvetia unterstütztes Projekt stattfindet (oder noch nie
stattgefunden hat). Nachwuchsförderung ist von enormer Relevanz. Künstlerinnen
und Künstler erhalten in selbst-organisierten Kunsträumen Raum für Experimente,
die sie in einem kommerziellen und auf Publikumszahlen orientierten Haus nicht
bekämen. Wenn die grossen Häuser massiv finanziell unterstützt werden, darf man
die kleinen Räume nicht vergessen.
Letztlich
gilt es festzuhalten: Ideen spriessen dort, wo die Pfade noch nicht ausgetrampelt
sind. Die Kleinheit von Kunsträumen ist nicht gleichbedeutend mit Marginalität
von Ideen, sondern kleine und flexible Strukturen sind der Beginn von jeder Form
von Kultur, die es verdient finanziell unterstützt zu werden.
Stefan
Wagner, Corner College Zürich
PS: In England
hat man dies bereits erkannt. Wer mehr dazu erfahren will, findet bei
Common Practice mehr Informationen. Dort kann man auch die Studie Size Matters anklicken,
die einem über die Qualität und Quantität von kleinen Kunsträumen Auskunft
gibt.
Montag, 16. Juli 2012
Presa di posizione sui tagli alle sovvenzioni a spazi espositivi
Con l’entrata in
vigore della nuova “ordinanza sulla promozione della cultura” all’inizio di
quest'anno la situazione per gli spazi espositivi autogestiti e non commerciali
è decisamente peggiorata. Gli
spazi autogestiti, a differenza di istituzioni come le Kunsthallen o i musei,
non hanno a disposizione incentivi sicuri e continuativi o sovvenzioni a
livello statale o cantonale. Tutti i fondi devono essere reperiti tramite
domande di finanziamento a fondazioni private. I tagli, o meglio l’inspiegata
scomparsa dei 220'000 CHF che fino ad ora venivano assegnati dall’ufficio
federale della cultura, prima sotto forma di sovvenzioni annuali a spazi
espositivi e poi, da un paio d’anni a questa parte, come «premi per spazi
artistici», hanno delle conseguenze disastrose. Da un lato viene a mancare una
sovvenzione urgentemente necessaria, che comporta un dispendio amministrativo relativamente modesto e che è svincolata
da un progetto specifico; dall’altro cresce la pressione sulle altre fondazioni
e istituzioni. Questo comporta già adesso una diminuzione dei contributi
assegnati da altri enti rispetto agli anni precedenti, o che tali contributi
non siano più erogati annualmente.
A noi mancano
soldi, molti soldi! A sei mesi dall’entrata in vigore della nuova legge è già
palese che in queste condizioni non saremo in grado di continuare a gestire i
nostri spazi o se lo saremo, sarà soltanto in maniera molto ridotta.
Con questa presa
di posizione intendiamo innanzitutto dare informazioni sulla nostra situazione e partendo da ciò avanzare le
seguenti richieste:
- Già prima di
quest’anno come organizzatrici e organizzatori di spazi autogestiti e non
commerciali eravamo pagati poco o nulla per il nostro lavoro. Già prima dei
cambiamenti in corso era abbastanza difficile racimolare i soldi necessari per
i nostri spazi. Qui non c’è margine per dei tagli!
- A partire da
quest’anno non ci sono più soldi per gli spazi espostivi. Finora città e cantoni
non hanno reagito con un aumento dei loro contributi e anche le fondazioni
private si stanno in parte tirando indietro o stanno riducendo le sovvenzioni.
La nostra situazione quindi riguarda un po’ tutti: i responsabili statali e cantonali, dell’ufficio federale della cultura
(UFC), così come Pro Helvetia e le fondazioni private!
- Alcuni spazi
autogestiti esistono solo per un periodo limitato, altri invece sono attivi da più di vent’anni. A breve o a lungo
termine, noi abbiamo scelto consapevolmente questa forma di lavoro, proprio
perché si trova in una zona di transizione al di là di posizioni stabilite.
Questi spazi di transizione sono spazi liberi!
- Gli spazi
autogestiti sono notevolmente differenti l’uno dall’altro. Questa varietà non
può venir riassunta schematicamente e necessita dunque di strutture di promozione
altrettanto differenziate in grado di sostenere questa molteplicità da diverse prospettive. Noi
reclamiamo spazi liberi anche nella promozione della cultura!
- Gli spazi
autogestiti sono luoghi di sperimentazione, in cui è possibile lavorare a ritmi differenti, dove ambiti e ruoli sono mutevoli e spesso nascono e si sviluppano relazioni
collaborative. Sono spazi per timidi albori, per forme artistiche che qui si
sentono più a loro agio, per artisti - e non solo - che interagiscono
volentieri in contesti differenti.
Se questi spazi spariscono viene a mancare molto, moltissimo!
- Il nostro
lavoro non consiste esclusivamente nella realizzazione di progetti, bensì in processi continuativi
e a lungo termine i cui risultati non sono prevedibili fin dall’inizio. Questa nicchia è lo spazio in cui si sviluppano
molte esperienze che in altri luoghi si non possono realizzare. Per questo
motivo c’è bisogno di una promozione culturale che non supporti solamente
progetti specifici bensì strutture e forme di lavoro continuative.
- Noi ci
rifiutiamo d’essere fornitrici e fornitori di una scena artistica
commercializzata che ci consola con promesse vaghe per il futuro, ma che non
vuole discutere di una retribuzione appropriata del nostro lavoro e del
pagamento dei costi dei nostri spazi. Il nostro lavoro, il lavoro degli artisti
e di molti altri protagonisti della scena artistica deve essere finalmente
riconosciuto in quanto tale!
- I premi non sono uno strumento di promozione
appropriata! Illuminano come fari un particolare apparente, non la
molteplicità. Questo si manifesta in modo evidente quando i premi – come nel
caso degli Art Awards – vengono ridotti di numero, oppure quando – come nel
caso della partnership tra pubblico e privato degli Swiss Exhibition Awards –
ne rimane solo uno. Oltre alla tendenza alla commercializzazione siamo qui in
contrasto con l'utilizzo inflazionato della parola “Swiss”.
Traduzione: Irene Grillo e Silvia Simoncelli
Sonntag, 15. Juli 2012
Fokus Föderpolitik: Corner College
Stefan Wagner von Corner College schreibt im Kunstbulletin über die derzeitige Förderpolitik und ihre Konsequenzen.
Hier geht's zum Artikel.
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Kein Leuchtturm, sondern ein Raum unter vielen
Andrea Thal von Les Complices* schreibt in der WOZ über die Situation von selbst-organisierten Kunsträumen.
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Freitag, 15. Juni 2012
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